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Un lieu hors du temps

Un Lieu Hors du Temps dans son Temps.

 

« C’est un véritable choc émotionnel que nous avons ressenti lorsque nous avons découvert ce joyau situé à vingt minutes de Grenoble, niché secrètement dans la plaine du sud Grésivaudan près de Tullins, l’une des plus anciennes villes du Dauphiné.

C’est un site d’une beauté rare, comme épargné par le temps ! Aussi avons-nous formé le projet de faire partager Saint Jean de Chépy, à tous ceux qui aiment l’harmonie de la nature, la beauté

Ce projet ayant été réalisé après d’importants travaux de rénovation et d’aménagement, nous nous sommes efforcés de respecter l’authenticité des lieux et la pensée de ceux qui nous ont précédés depuis 7 siècles maintenant.

Dans un cadre élégant et un peu mythique, vous pourrez recevoir, organiser des rencontres (familiales, amicales), séminaires d’entreprise, réceptions, événements et bien d’autres projets dont nous vous réservons la surprise…

Nous serons heureux de vous accueillir et vous faire partager notre coup de cœur pour le Domaine Saint Jean de Chépy … »

Philippe et Henri MARTINENGHI

 

Environnement historique

Patrimoine Culturel Vivant

Lieu chargé d’Histoire et riche de traces d’un patrimoine culturel qui dépasse les simples frontières du Dauphiné, le Domaine Saint Jean de Chépy saura vous séduire comme il séduit tout visiteur ou résident.

Autour du Château datant du XIIIe siècle on évoquera Maurice Bressieu (1546-1617), mathématicien, titulaire d’une chaire au Collège Royale de France à l’âge de 27 ans, orateur des rois de France à Rome et commanditaire de la fameuse «Voûte Céleste».

Restaurée en 1977, cette œuvre d’art unique en France représente la carte du ciel avec ses constellations et ses 12 signes du zodiaque. Elle est classée aux Monuments Historiques et continue de faire l’objet d’investigations de la part de fervents spécialistes.

 

Environnement culturel

Patrimoine Artistique Contemporain

Véritable point d’appui aux artistes et à la création contemporaine en Rhône-Alpes, le Domaine Saint Jean de Chépy, dans son concept de lieu dédié aux entreprises, est devenu un véritable lieu de convergence entre le monde de l’économie et celui des Arts. Depuis son ouverture en 2001, plusieurs entreprises ont rallié son action mécène de soutien à la création contemporaine en participant à des rencontres, expositions ou créations d’événements.

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La restauration du château

 

L’art de conjuguer les temps

Depuis ses lointaines origines, ce domaine a conservé toute son authenticité. Henri et Philippe Martinenghi ont repris le flambeau de leurs prestigieux prédécesseurs et continuent à faire vivre cette demeure, en accueillant les plus grands noms des entreprises en Rhône-Alpes, ou groupes de particuliers pendant le week-end. Un accueil en toute simplicité qui n’exclut pas un certain raffinement. Dans un décor mis en scène par le maître de céans, la base a été remaniée par Henri Martinenghi et Philippe Lemoine de la boutique des Tissages Denantes implantée dans la zone industrielle des Blanchisseries à Voiron et n° 1 français de la distribution du linge de collectivités. « Nous avons souhaité garder et valoriser les éléments naturels existants comme le bois et la pierre. Pour cela nous avons travaillé avec l’architecte Bernard Nicoud ainsi que différentes entreprises et artisans de la région. Un grand merci aux entreprises Fay de St-Romans (charpente), Fournier (menuiserie), Glénat de Tullins (plomberie et sanitaire), Expo Carrelage et Drôme Couleur de Romans (peintures à la chaux). »

Par ici la visite

Sitôt le pas de la porte franchit, une imposante cheminée en pierre vous invite à prendre place au pied de son foyer.

« Une cheminée d’époque qui fonctionne de l’automne au printemps, souligne Henri Martinenghi. On y voit même le passage des Chartreux qui ont marqué de leur sceau la poutre en chêne. »

Sans être une maison-musée, on respire ici, avec bonheur, un air imprégné d’art et de traditions populaires. L’aménagement intérieur s’est fait petit à petit, avec une puissance imaginative et une insatiable curiosité de la part d’Henri Martinenghi qui se rend souvent dans les brocantes de l’Ile sur la Sorgues pour chiner son mobilier qui s’intègre parfaitement au décor qui change régulièrement en fonction des expositions et des coups de cœur des propriétaires. N’oublions pas que l’art sous toutes ses formes, c’est l’une des vocations du Domaine St Jean de Chépy. Ici, la culture est partout présente. A l’image des peintures qui vous accompagnent le long de ces murs séculaires, de ces sculptures qui composent avec le génie et l’histoire de ce lieu unique.

Salons de réception high tech

Bénéficiant des derniers équipements (vidéo-projection avec écran géant, sonorisation avec micros HF, téléphones, fax, connexion internet ADSL avec wifi…), les salons peuvent accueillir confortablement jusqu’à 60 personnes. La décoration est assez sobre.

« J’ai souhaité laisser les murs dépouillés pour mettre en valeur les œuvres des artistes que nous accueillons au fil des expositions. »

Dans le grand salon du rez-de-chaussée, l’originalité réside dans la mise en place des tringles en laiton et fer forgé (Motura) qui traversent la poutre de part en part et se termine par une flèche. Les panneaux en soie sauvage (Crowson), finition plis double tapissier et anneaux carrés en laiton, sont retenus par des embrases passepoilées. Une très belle réalisation sur-mesure et le choix d’une couleur qui varie en fonction de la luminosité de la pièce, tantôt kaki, tantôt beige mordoré. Au sol, un marbre blond provenant des carrières de Voreppe vient illuminer l’ensemble légèrement assombri par un plafond à la française. Autre élément décoratif imposant dans ce salon : une cheminée régionale où l’on cuisine devant les convives cuisses de bœufs et autres pièces au feu de bois. Un régal pour les yeux et les papilles ! On accède aux salons du premier étage par un bel escalier en pierre, restauré dans les règles de l’art. Ici aussi, l’accent sur le confort est de mise. L’aménagement du salon Bressieu est essentiellement axé sur un mobilier résolument contemporain et confortable. « Un must pour notre clientèle de séminaire » souligne le maître des lieux. Un important travail sur l’éclairage a été réalisé par l’entreprise Matelec (Voiron) qui a privilégié des systèmes de spots sur fils tendus. Une solution esthétique qui offre un éclairage d’ambiance agréable et confortable, et un éclairage directionnel sur les détails architecturaux ou œuvres d’art.

Chambres de caractère

Outre les salons de réception, le château dispose de quatre chambres, elles aussi décorées par le talentueux Philippe Lemoine des Tissages Denantes qui a eu carte blanche dans le choix des tissus et de leur mise en œuvre. Ainsi les chambres Mozart, Beethoven, Berlioz et Chopin sont déclinées dans une gamme de couleurs différentes qui met en valeur les poutres apparentes en bois et les niches en pierre. Dans chaque chambre l’accent a été porté sur le confort et l’harmonie. Toutes les fenêtres sont habillées de rideaux et de tringles assorties dans le style de la chambre. Une création exclusive. Quant aux salles de bains de ces chambres, toutes ont été traitées dans l’esprit général de la maison avec un savant mélange de confort et tradition.

Splendide Voûte Céleste

Chaque château à son trésor, certains plus heureux, plus étonnants que d’autres ! La maison forte de St Jean de Chépy s’est offerte le ciel dans l’une de ses tours. Découvert il y a seulement 40 ans par les anciens propriétaires, ce trésor fabuleux était caché sous un épais enduit. Une chance qui explique sans doute la parfaite conservation de cette peinture murale du début du XVIIe siècle. L’accès à la voûte se fait par une porte située dans le salon Bressieu du premier étage. Classée monument historique en 1977 et restaurée par la suite, cette exceptionnelle voûte céleste représente une carte du ciel avec ses constellations mythologiques dont un très beau zodiaque. Unique en France cette œuvre d’art, d’inspiration italienne, serait une commande de Maurice Bressieu orateur des rois de France à Rome et passionné d’astronomie qui côtoya pendant plusieurs années les magnifiques réalisations des artistes de la renaissance. Au-dessus de la voûte céleste, il fit surélever la tour pour y aménager ce qui pouvait être son observatoire où il venait, chaque soir, observer les étoiles. En parfait état avec son plafond aux poutres apparentes, cette petite pièce a fait l’objet d’une sérieuse restauration. Toutes les fenêtres ont été refaites à l’ancienne par un artisan ébéniste de la région (Entreprise Fournier). Un travail sur mesure réalisé dans le respect des règles de l’art.

C’est le cœur serré et les yeux pleins de souvenirs que la visite s’achève. Comme une invitation à revenir partager l’émotion et l’authenticité de cet endroit unique, conjuguant depuis des siècles, le passé et le futur. Peut-être à l’occasion de la prochaine « Rencontre », du Domaine organisée chaque dernier jeudi du mois…

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La voute céleste

Au premier étage de la tour sud, une porte, basse et massive, s’ouvre sur l’univers. L’univers tel que le concevait un humaniste de la fin du 16è s. début du 17è :
Maurice Bressieu (1546 ou 47 – 1617).

Les secrets de la voûte céleste

Comme tout esprit scientifique qui se respecte Andrée Richelme, passionnée d’astronomie, historienne et spécialiste de la voûte céleste, ne cesse de cumuler les questions sur ce qui est devenu au fil des années son objet d’observation favori. C’est pourquoi, avec la ferveur d’une anthropologue, elle sollicite les questions du public et le regard des artistes comme autant d’éclairages nouveaux sur des zones d’ombres multiples.

La Voûte Céleste de Saint Chépy, restaurée en 1977 et aussitôt classée monument historique, représente l’univers tel que le concevait un humaniste de la fin du 16è, début 17è : Maurice Bressieu. Originaire de Saint Jean de Chépy, où il reviendra vivre les dernières années de sa vie après l’assassinat d’Henri IV, ce mathématicien, astronome, latiniste, helléniste, ami de Ronsard, orateur des rois de France auprès des papes, conçut cette voûte céleste très exceptionnelle entre 1609 et 1617.

L’exception tient dans sa forme…de voûte (contrairement aux « italiennes » qui n’ont pas la forme de voûte), aux motifs peints et à leurs styles (plus sobres qu’en Italie).

La voûte céleste a-t-elle été réalisée par un ou plusieurs peintres ? L’inspiration italienne de la peinture murale peut-elle laisser augurer qu’il s’agit d’un ou de peintres italiens ? Ne pourrait-il pas s’agir d’artistes de l’Ecole de Fontainebleau (Le Primatice était italien) ? Quel événement important de la vie de Maurice Bressieu cette voûte commémore-t-elle ? Pas de réponse à cette question mais quelques clés comme ce trou dans le mur par lequel les rayons du soleil passent deux fois par an et qui peut nous donner un jour ? Le centaure Chiron, dont le profil rappelle étrangement celui d’Henri IV, est-il une des clés de l’histoire ? Que représente cette bête très noire que ce même personnage embroche ? Pourquoi tous les personnages sont-ils peints de profil sauf un ? Quel est ce personnage ? Pourquoi tous les personnages, sauf deux, sont-ils nus et pourquoi tous les hommes ont-ils un genou à terre ?

Ce personnage étonnant, encore mystérieux, originaire de Saint Jean de Chépy, né dans une famille protestante qui dut se convertir au catholicisme, pauvre mais étonnamment doué accéda, à peine âgé de 30 ans, au titre très envié de « lecteur au Collège Royal » autrement dit, Professeur au Collège de France à Paris. Mathématicien, astronome à ses heures, latiniste, helléniste, ami de Ronsard, il sut se faire apprécier des rois de France : François II, Charles IX, Henri III et bien sûr Catherine de Médicis puis Henri IV qui marqua sa vie. Promu orateur des rois de France auprès des papes et intendant de la bibliothèque vaticane, il devint le protégé des successeurs de St Pierre.

Après l’assassinat d’Henri IV, il revint dans sa maison natale, le château de Saint Jean de Chépy, qu’il continua d’aménager. Il conçut alors cette très exceptionnelle voûte céleste, soit 49 constellations, peinture murale représentant à deux exceptions près, les figures décrites par l’astronome grec : Ptolémée (2è siècle A.C.)

Sur l’écliptique, dessinée horizontalement, se déroulent les constellations d’un très beau zodiaque, exécuté de main de maître (inconnu). On dénombre treize constellations (et non pas douze) car, face à l’observateur, Ophiucus (ou Serpentaire) avec son serpent, occupe une large place. (Actuellement les astronomes considèrent qu’il y a bien 13 constellations dans le zodiaque). Il s’agit là d’Aesclépios, médecin grec qui découvrit comment rendre les hommes immortels ce qui contraria fort Hadès, le dieu des morts, réduit au chômage. Zeus accepta de sacrifier Aesclépios mais en reconnaissance de son génie, le mit parmi les constellations.

Au dessus du Zodiaque, non loin du Serpentaire, on retrouve un charmant petit personnage qui a disparu des figures du ciel depuis plusieurs siècles : Antinoüs, jeune homme tant aimé de l’empereur Hadrien qui voulut l’immortaliser (135 A.C.). Presque à l’opposé, Persée, vainqueur de Méduse, exhibe la tête coiffée de serpents de la redoutable gorgone…

Chaque personnage rappelle un épisode de la mythologie grecque (ou romaine) mais Maurice Bressieu, contemporain de Tycho Brahé, Giordano Bruno, Képler et Galilée nous raconte ici une autre histoire, la sienne, nous donnant quelques indices qu’il faut, petit à petit décoder.

La voûte céleste de Saint Jean de Chépy protège encore son mystère.

 

QUEYRANNE

Henri MARTINENGHI (propriétaire du Domaine) présentant la Voûte Céleste à Jean Jack QUEYRANNE (Président de la région Rhône Alpes) à l’intérieur de la Tour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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